Voyager seule : 6100 km parcourus en stop en Amérique latine

J’ai testé le stop en Argentine … Et j’ai aimé, depuis c’est devenu mon premier moyen de locomotion

Parce que peu importe la destination seul compte le voyage

Dans cet article, je vous raconte tout sur mon expérience en stop. Je partage avec vous mon ressenti ainsi que mes astuces pour faire du pouce en toute sérénité et tranquillité. J’espère que cela vous donnera l’envie de vous lancer dans cette magnifique aventure et dissipera vos craintes.

Cet article commence par vous donner quelques chiffres de cet extraordinaire aventure ainsi que le profil des personnes qui me prennent en stop. Puis pour vous donner vraiment envie, il y a quelques anecdotes marrantes sur mon voyage en stop en Amérique latine. Par la suite, les avantages que présente l’autostop:) mais aussi des aspects un peu plus contraignants. Ensuite, je vous parle d’où met venu cette idée et comment je me suis lancée, puis le déroulement d’une journée type de stop et pour conclure (enfin) bien évidement par des astuces et des recommandations afin que vous osiez franchir le pas 🙂

Des chiffres

Nombre de km : 6100 (mas o menos)

Nombre de véhicules : 60 dont 3 camions, un camping car, un taxi et un micro (bus local)

Nombre de jours : entre 13 et 14 jours de stop sur un voyage de 75 jours pour le moment

Temps en stop : 134h en tout, soit 6 jours en cumulé

Temps d’attente moyen : 15min

Plus long temps d’attente : 4h sur la route 40 en Argentine entre Chos Malal et Malargue : 10h pour faire 335km. C’est un tronçon ou se présente très peu de voiture et aucun camion en vue !

Plus court temps d’attente : A peine descendu d’une voiture qu’une autre s’arrête! Génial!

Nuits : 2 nuits à l’arrière d’un camion dans une station essence, 1 nuit dans un hôtel en construction, 1 nuit dans un hôtel pour policier et 4 nuits chez des hôtes CS

Ruta 40
Sur la route 40
stop ruta 40
Sur la route 40

Qui me prends en stop ?

En général des hommes seuls se rendant à l’heure travail et/ou domicile. Souvent des gens ouvert d’esprit aimant voyager et découvrir d’autres personnes. Les camionneurs pour les aider à ne pas les endormir. Des couples, comme 5 ou 6 et SEULEMENT une femme seule : Claudia entre Mendoza et Santiago du Chili.

Surtout des locaux, je serai prise en stop par un couple de touriste anglais (qui me font visiter le parc du bout du monde à Ushuia) et un couple de touriste français, Nadine et Michel, pour visiter le glacier Périto Moreno.

Perito Moreno avec des francais

Les trucs de fou que j’ai vécu et anecdotes

Surtout des rencontres de malade. Je les raconte dans l’ordre ou c’est arrivé

1er jour de stop entre Ushuia et Rio Gallegos

J’étais à Rio Grande (Tierra del fuego, proche d’Ushuia) sous un vent impressionnant, j’avais du mal à tenir debout. Je patientais depuis un petit moment déjà, lorsque j’ai vu une voiture revenir vers moi pour finalement faire demi tour. C’est la que j’ai rencontré Sandra et son mari Juan. J’ai franchie avec eux la frontière chilienne puis argentine. Ils m’ont gentiment inviter à déjeuner dans un resto typique pour routier, m’ont fait en même temps visiter la région et les lagunes pour enfin finir à m’inviter à passer la nuit chez eux ou ils me prépareront un délicieux repas avec du bon vin. Je repartirai le lendemain triste avec de merveilleux souvenirs en tête:) Je serai restée chez eux des mois !!! Merci ❤

Merci!

Sandra y Juan

Sandra et Juan

2ème jour de stop entre Rio Gallegos et El Calafate :

Je fais la connaissance d’Eduardo avec qui je fais tous le trajet, pause café, il me donnera la carte routière de l’Argentine qui me sera bien utile. La ou c’est marrant, c’est que je retrouve à Zapala, soit 1800 km plus loin, 15 jours plus tard. Comme quoi même en Argentine le monde est petit;)

Avec Eduardo
Auto-stop avec Eduardo

Entre El Chaten et Gobernador Gragores : Se retrouver cheveux aux vents à l’arrière d’un pick-up à observer une dernière fois le Fitz Roy puis passer deux jours dans un camping car avec un allemand (qui fait le tour de tout l’Amérique avec son camping car) et deux israélites rencontrées en faisant du stop le matin au départ de El Chaten ! Mélange des cultures assurées ! Puis une une nuit dans un hôtel en construction, faut le faire 😉

Entre El Bolson et Zapala : Faire la route des 7 lacs en stop;)

Entre Zapala et Chos Malal : Retrouver Edouardo sur la route et rencontrer Ricardo.

Ricardo est un homme au cœur grand comme l’univers. Il klaxonne dès qu’il voit les petites maisons au bord de route (qui rendent hommage aux morts sur la route). Ricardo me montrera une autre Argentine, nous visiterons ces amis les gauchos à qui il offre vêtements et nourriture. Je touche de près la misère du pays. Puis nous irons déjeuner une chèvre chez le chef des villages Mapuche :-O.

Je crois que je ferai un article à part entière sur cet excellent moment de partage et de découverte… Merci Ricardo !

Le lendemain entre Chos Malal et Malargue : Le stop m’arrête à Malargue, ou je découvre la délicieuse famille de Rodri. La encore d’excellents moment de partages ! Merci chicos

Avec Rodri

Entre Malargue et Mendoza : Je rencontre un couple argentin dont le mari est œnologue et parle français. Ils me feront eux aussi visiter la région et notamment les étendues de sel puis finiront par m’inviter au restaurant.

Entre Santiago et Valparaiso : Un taxi me prendra en stop;)

Je suis toujours en contact avec beaucoup de personnes m’ayant pris en stop. Ce sont des rencontres courtes mais tellement intenses à chaque fois.

Avantages

Si vous n’êtes pas encore convaincu par le stop, voici quelques avantages en vrac

Te fais découvrir des villes inconnus et de belles personnes: Zapala, Malargue, Chos Malal

Un avantage financier, c’est clair ! Je n’ai pas fais le compte de combien cela m’a fais économiser mais ça doit être assez important quand on sait que le transport est le point de dépense le plus important

Tu passes des heures a admirer la route 40 : La ruta 40 relie toute l’Argentine, du Nord au Sud en suivant la cordillère. Juste des paysages magnifiques (heureusement que je n’ai pas fait la route 3 en stop qui était ennuyeuse à mourir)

Te fais dormir dans des endroits improbable : station essence, hôtel en construction, supers hôtes couchsurfing, une nuit dans un hôtel de police, 1 nuit chez les gens qui m’ont prise en stop

Le stop nous rend gratifiant : J’entends par la que lorsqu’une voiture te prends, tu es juste heureuse et reconnaissante… MERCI

Cela te questionne énormément sur le destin : Je me demande souvent si j’étais partie plus tôt ou plus tard, si j’avais pris une autre route je n’aurai pas rencontré tel ou telle personne… Mais au final, la vie me fais toujours arrivée à bonne destination et en bonne compagnie… Questionnement philosophique sur le destin, la chance, …

Tu reprends confiance dans la vie et dans les gens : Rejoins un peu les deux points précédents… Rencontre de ouf, gratification et reconnaissance ! Je n’ai jamais autant reçu entre le stop et CS

On laisse place à l’inconnu et au destin mais surtout à la magie des rencontres

Tu deviens incollable sur la géographie du pays

Tu découvres les spécialités locales

On boit du maté même en conduisant
Le maté est tellement important qu’on le boit même en conduisant

Tu te crois dans Pékin Express quand tu cours avec ton sac à dos après la voiture qui vient de s’arrêter : un de mes moments préférés

Tu apprends la langue locale : le stop m’a super bien aidé à progresser en espagnol

Tu profite des anecdotes des locaux : je savais pas que se cachait un monstre « du lockness» dans le lac de Bariloche par exemple…

Tu visites en même temps : nombre de locaux on souhaitais faire des détours ou des arrêts pour me faire visiter leurs régions;) Impossible à faire en bus…

Tu collectionnes les cartes des pays traversés

Les moments les moins agréables

On me dit que je vois toujours la vie en rose, je vais m’écorcez de vous trouver quelques points moins cool 😉

1. J’avoue que lorsque j’enchaine entre 3 et 4 jours de stop, c’est assez fatiguant. Le stop reste un moment de stress, ou tu es dans l’inconnu total, c’est donc toujours un peu angoissant. Puis, tu ne peux juste pas arriver dans la voiture et dormir, souvent tu es prise en stop pour faire la conversation et raconter des anecdotes de voyage. Tu es la aussi pour écouter, recevoir et donner. Quand j’enchaine les voitures, au final je répète toujours plus ou moins la même chose. J’essaye de rester concentrée pour bien comprendre l’espagnol (voir le chileno) Et j’avoue qu’à la fin de la journée je suis souvent crevée par toutes ces bonnes ondes;) Je suis contente par la suite, de me reposer dans une ville durant quelques jours. Le stop comme couchsurfing est basé sur le partage et demande d’être investi:)

2. Un camionneur me demandant si une relation sexuelle avec lui me tente (apparement c’est courant comme question dans le coin). Première fois et seule fois ou je me sens mal à l’aise. Je le quitte au premier arrêt, même s’il était respectueux, je ne souhaite pas continuer avec lui

3. Le vent à Rio Grande

4. Mes 4h d’attente entre Chos Malal et Malargue ou j’ai commencé à désespérer et me demandais ce que je faisais la et pourquoi je ne prenais pas le bus… moment de solitude.

5. Les secousses sur la route 40 lorsqu’il n’y a pas d’asphalte… Forcément à ce moment la j’étais dans un camping car, ce qui n’arrange pas la chose 🙂

Comment tout à commencé

Tout a commencé lorsque j’étais à Ushuia, cela faisait environ 3 semaines que j’avais entamé mon voyage solo en Amérique. Je faisais du couchsurfing depuis 2 semaines, j’apprenais tranquillement l’espagnol. Je souhaitais me rendre au parc du bout du monde, soit le parc national le plus austral de la planète. Mais, le prix pour y accéder était juste exorbitant alors que le parc n’était qu’à quelques kilomètres de mon hôte. C’est d’ailleurs lui, Emilio, qui m’a dit : Fonce;) Je me suis donc retrouvée sur le bord de la route, quasi devant chez lui à lever le pouce… Avec sa chienne Loulou qui m’accompagnai en tant que protectrice. Je n’ai pas attendu plus de 5 minutes avant qu’un locaux me prenne et m’emmène près de l’entrée du parc, ce fut ensuite une famille de Buenos Aires puis je fis le chemin retour avec un couple d’anglais venu explorer l’Argentine pour ses oiseaux. Ils me déposeront devant chez mon hôte. Encore mieux qu’un taxi et j’en ressors avec une superbe ballade sur les oiseaux d’Argentine:)

Cette première expérience, n’est que de quelques kilomètres mais elle me met en confiance. En regardant les prix de bus et d’avion pour me rendre à El Calafate (Non mais séiruex chicos?) Je me dis, Ok c’est le moment, faut se lancer, sortir de ma routine qui c’était installée et de ma zone de confort.

C’est donc le cœur vaillant (et remplis de larme, merci Ushuia pour cette belle aventure) que je prends la route vers 7h du matin, direction « El Norte ».

Comment se déroule ma journée de stop

J’apprécie commencer de bonne heure, en général, je quitte mon hôte entre 7h et 8h. Le plus dur est bien souvent de quitter la ville. Je la quitte à pied, en micro(bus local) ou en stop. Tout dépend des recommandations des locaux et du site hitchwiki. Je garde sur moi,dans ma ceinture mon argent, et autour du coup mon passeport, argent, CB, et tout ce qui est important. Mon petit sac à dos ne me quitte pas il contient tout ce qui va être électronique. J’arrête le stop en général entre 17h et 18h afin de trouver un endroit ou dormir. J’ai toujours trouvé des couchsurfings de dernières minutes ou prévu. Deux ou trois jours avant Je peux prévoir à peu près l’endroit ou j’arrive car je sais que je fais environ 500 km par jour.

Mes conseils et recommandations

Le site hitchwiki.org est super utile surtout pour vous guidez à sortir des villes, c’est toujours le plus problématique. Si vous utilisez CS, demandez également à votre hôte s’il connait un bon coin pour faire du pouce

Faites votre itinéraire la veille cela vous permet de voir les grandes villes que vous traversez, ainsi que vos potentiels point de chutes (comptez environ 500km par jour) et vous permet de voir si on vous emmène au bon endroit

Soyez propre, ayez toujours le smile, essayer les grands gestes pour interpellez les véhicules, soyez poli lors de votre demande, ne mangez pas dans la voiture sans qu’on ne vous y autorise… Bref, le respect de base

Lorsque la voiture se rend à un point intermédiaire, questionnez le conducteur sur la présence de terminal de bus et/ou de station essence ouverte la nuit

Demandez à être toujours déposer dans une ville ou se situe au moins une station essence et/ou un terminal de bus => en cas de galère pour dormir c »est toujours utile

Mettez sur votre téléphone l’application maps me : cela vous permet connaître votre position même sans connexion internet en cas de doute vérifier ou le conducteur vous emmène

Le mieux pour les grandes distances sont les camions, c’est lent mais vous avalez les km. De nombreux camions en Argentine et Chili. J’ai rencontré d’autres autostoppeur qui n’avaient rencontrés quasi que des camions… Dans mon cas, ce fut souvent des voitures

Foncez

Même si vous ne connaissez pas la langue, tout s’apprend

Même si vous êtes une fille seule

Et maintenant ?

Maintenant, et depuis le début j’ai envie de m’essayer au bateau stop, on va dire que c’est un de mes prochains challenges pour me sortir de ma zone de confort… Pourquoi pas revenir en Europe par bateau;)

Continuer mon voyage jusqu’en Colombie, seulement en stop ? J’aimerai bien à voir sur place comment le stop est apprécié dans chaque pays

Mes étapes pour vous donner une idée si vous avez le même trajet

Ushuia Rio Gallegos

Rio Gallegos – El Calafate

El Calafate – El Chaten

El Chaten Gobernadores Gregores

Gobernador Gregores El Bolson

El Bolson – Zapala

Zapala – Chos Malal

Chos Malal – Malargue

Malargue – Mendoza

Mendoza – Santiago

Santiago – Valparaiso

Valparaiso -Copiapo

Copiapo – Antofagosta

Antofagosta – San Pedro de Atacama

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